Alors, on marche

Je me suis ruiné le dos. Un truc bête. Une vertèbre en rotation, et décalée en prime. Cervicales, trapèzes, épaules – en vrac. Diaphragme coincé, mais ça, j’ai l’habitude. Flanc creux à droite. Et puis là-dessus, une sinusite aigüe. Repos, donc. Je tourne en rond. Alors on prend nos vieux godillots, et on marche. Pas trop loin, juste à quelques km. Repérer un sentier, pour une future balade à cheval – évidemment.

On trouve. 500 m. De chemin barré. Itinéraire bis pour les canassons, entre bas-côtés et terrain pierreux, mais ça passe. Pour les piétons, c’est bien aménagé. Sur 500 m. 500 m de semi liberté, avant de retrouver des maisons en petits paquets serrés, bien ordonnées le long de routes bitumées, toutes tournées vers la mer qu’elles devinent entre les toits de leurs voisines.

La vieille pierre ne se fait pas prier, certes. Et elle est habitée de créations, qui racontent la mort. Pourquoi pas. C’est apaisant. Et bien choisi, d’après l’âge des visiteurs, qui nous regardent comme une poule qui a trouvé un couteau.

Pas de quoi user nos godillots, ni faire frémir nos méninges.

La carte postale est jolie, cela dit.

Marotte & printemps

J’ai une nouvelle marotte, avec le temps que j’arrive à chiper ces jours-ci : la vidéo. C’est un sacré défi, pour une taupe comme moi, d’essayer de bidouiller sans l’AF. Et puis la stabilisation avec un appareil photo, c’est parfois assez épique.

Alors je bidouille, j’essaye, je me plante. Je teste et je découvre. C’est encore très loin d’être passable à défaut d’être bon, mais je m’amuse et je me crée des souvenirs.

Au fait, ça ne sentirait pas un peu le printemps ?