Alors, on marche

Je me suis ruiné le dos. Un truc bête. Une vertèbre en rotation, et décalée en prime. Cervicales, trapèzes, épaules – en vrac. Diaphragme coincé, mais ça, j’ai l’habitude. Flanc creux à droite. Et puis là-dessus, une sinusite aigüe. Repos, donc. Je tourne en rond. Alors on prend nos vieux godillots, et on marche. Pas trop loin, juste à quelques km. Repérer un sentier, pour une future balade à cheval – évidemment.

On trouve. 500 m. De chemin barré. Itinéraire bis pour les canassons, entre bas-côtés et terrain pierreux, mais ça passe. Pour les piétons, c’est bien aménagé. Sur 500 m. 500 m de semi liberté, avant de retrouver des maisons en petits paquets serrés, bien ordonnées le long de routes bitumées, toutes tournées vers la mer qu’elles devinent entre les toits de leurs voisines.

La vieille pierre ne se fait pas prier, certes. Et elle est habitée de créations, qui racontent la mort. Pourquoi pas. C’est apaisant. Et bien choisi, d’après l’âge des visiteurs, qui nous regardent comme une poule qui a trouvé un couteau.

Pas de quoi user nos godillots, ni faire frémir nos méninges.

La carte postale est jolie, cela dit.

One thought on “Alors, on marche”

  1. kReEsTaL
     ·  Répondre

    Pour ce que ça vaut, chaque nouveau billet que tu publies se savoure comme un nectar.

    J’avais été peinée il y a quelques… années ? (me souviens plus) quand votre ancien blog à quatre mains avait disparu du jour au lendemain puis quand ton précédent blog à toi s’était également fait la malle.

    Un billet tous les six mois c’est tellement mieux que rien du tout, tu écris si bien !

    Et je te remercie pour le petit eye candy du matin, avec ces visions d’ex-votos marins.

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